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Tout le dossier sur l'homosexualité et l'« homoparentalité »

Je redécouvre la santé de mon corps

Témoignage tiré du livre du Père Daniel-Ange, Ton corps fait pour l'amour

Autres témoignages de personnes délivrées de leur homosexualité



A 18 ans, je suis rentré en fac. Jusque-là, j'avais eu de l'amour et du corps une conception très haute, trop haute. Ce que j'en ai vu à la fac, très « libertine » m'a complètement déstabilisé.
Je me suis dit : « Pourquoi ne pas faire comme eux ? Ils n'ont pas l'air si malheureux. » Je suis tombé, « banalement » presque, dans tous les pièges : le sexe, l'alcool, la drogue... le parfait cercle vicieux. Je me suis cru libre, adulte.
Après ma première « expérience » sexuelle, j'ai eu ce sentiment paradoxal d'avoir violé et d'avoir été violé dans ce que j'avais de plus précieux : ma virginité. Ça peut paraître stupide de la part d'un mec et pourtant...
J'aurais pu me ressaisir. J'ai décidé de persévérer, de m'ouvrir désormais à toutes les expériences possibles, prenant pour principe qu'on ne regrette que les folies qu'on n'a pas faites !...
Je suis très vite devenu blasé, faisant l'amour comme on fait autre chose. Le désir était devenu besoin, de plus en plus insatisfait. Pas trop mauvais séducteur, j'étais malheureusement ! devenu assez populaire... surtout auprès des filles. La bouteille et moi sommes devenus d'inséparables compagnons. Je suis devenu aussi, esclave de la masturbation. Comme de l'homosexualité. Je faisais de mon corps un dieu, et du corps des autres un objet.

Au bout de deux ans de cette vie de débauche, j'étais complètement délabré, dans mon cur et dans mon corps. Deux petites tentatives de suicide, mais deux grands miracles.
Si je pensais peu à Dieu, Lui pensait à moi ! Outre cette protection vis-à-vis de la mort, II est parvenu, par l'intermédiaire d'une fille dont j'étais un peu amoureux, à m'attirer à une retraite et un pelé à Rome, avec une bande de « cathos ». Mais je n'étais pas prêt. Il y a eu aussi cette vidéo sur le Saint-Suaire, cette conférence de Jean Vanier, de Guy Gilbert... Bref, par tous les moyens, II me faisait des petits signes pour me montrer la Vie. Je ne les voyais pas. Au contraire, je devenais de plus en plus seul, révolté, dépité.
Mais malgré toute cette boue, ce cynisme, tout mon cur et tout mon corps n'ont jamais crié autre chose que : TENDRESSE!

Le Seigneur est venu me rejoindre un peu avant Pâques. À ce moment, je vivais en concubinage; je n'avais plus de goût à rien, et me préparais à redoubler mon année; j'envisageais d'en finir, sérieusement, pour de bon. Dieu ne l'entendait pas de cette oreille et a sans doute jugé que j'avais fait assez de bêtises !
C'est tout simplement et avec une infinie douceur, qu'il m'a mis dans les mains (chez des amis « Cathos ») une revue très chrétienne (Feu et Lumière). Les pages transpiraient de paix, d'une tendresse ineffable... Je me suis vu en toute lucidité, j'ai vu le « monstre » que j'étais devenu. J'ai contenu les larmes qui me venaient aux yeux.

Sans réfléchir, guidé mais sans le savoir par Dieu en personne, je débarquais, quelques jours plus tard dans le petit monastère que je connaissais déjà de nom.
Après « Lui » avoir résisté pendant une semaine, Sa Tendresse m'a enfin vaincu ! C'était le jour des Rameaux.
« Zachée, descends vite : il me faut aujourd'hui demeurer dans ta maison. » (Lc 19,5)
Sa tendresse, Sa Miséricorde, m'ont envahi; presque traumatisé ! J'étais sauvé. Mais pas guéri.

Les difficultés, les blessures que j'avais de ma relation avec mon père, m'empêchaient d'accepter cet amour et de reconnaître le Christ.
J'ai eu la grande grâce, quelques jours plus tard, de faire un mini-pelé dans la chambre de Marthe Robin (Chateauneuf-de-Galaure). Là, redoublement de grâce, et d'amour ! C'est dans cette petite chambre que, par Marie, je me suis mis « tout naturellement » à pardonner à toutes ces filles que j'avais connues et à prier pour elles. En même temps je m'ouvrais à toute la tendresse maternelle de Marie.
Et c'est par Marie que je suis « arrivé » au Christ, encore un peu plus tard, lors d'un sacrement de réconciliation inoubliable et pour cause ! Là, j'ai compris que le Christ était mort pour mes péchés, et pour me donner Sa Vie, son Bonheur. Quelle grâce !

Je suis resté trois mois dans le monastère. J'y ai continué à boire, et mes liens avec la masturbation n'étaient pas encore complètement rompus. Mais là, j'ai compris que la Foi en Jésus-Christ n'empêche pas de chuter, mais permet de se relever, et d'être élevé toujours un peu plus vers l'amour.
Je peux humblement témoigner que jusqu'à ce jour, le Seigneur, petit à petit, jour après jour, m'a guéri et me guérit encore. J'affirme avec certitude que l'Eucharistie quotidienne, l'adoration de Jésus-Hostie et bien sûr, les sacrements de réconciliation, ont été, et sont encore, les chemins par lesquels Dieu me guérit dans mon CORPS, ma MÉMOIRE et mon AFFECTIVITÉ.
Je redécouvre la beauté de la femme, ce chef-d'uvre de la Création, en qui Marie est toute bénie de Dieu.
Je peux également dire que le Seigneur m'a rendu la virginité; II m'a renouvelé dans cette pureté originelle du corps et de l'esprit, car :
« Quand bien même ses péchés seraient rouges comme écarlate, je les rendrais blancs plus que la neige. » (Dieu en Israël.)

Je redécouvre la beauté de mon corps. Car nos corps sont autant de fruits visibles, autant d'éclosions uniques, de la Pensée amoureuse et Créatrice de ce Dieu d'Amour !
Et je voudrais simplement te partager cette espérance que Dieu, jour après jour, me cheville aux tripes : Dieu est Amour ; Jésus-Christ est ressuscité, et Lui seul peut étancher toutes nos soifs, au-delà de toutes nos espérances ! Car ce qui est impossible aux hommes est possible à l'Amour !

Ton bien petit frère, Jean-Pascal, 21 ans.



Ad majorem Dei gloriam