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Cachez ce christianisme que je ne saurais voir...

Présentée le 22 novembre, la pétition européenne en faveur de la mention de l'héritage chrétien dans le projet de traité a été enregistrée par la commission des pétitions du parlement européen (n° 404/2004), avec plus de 1.170.000 signatures. Les associations la défendant rassemblent plus de 55 millions de membres.

Le 21/11/2003, 400.000 signatures avaient déjà été remises au ministre italien des Affaires européennes, M. Rocco Buttiglione, représentant de la Présidence italienne du Conseil des Ministres de l'Union européenne. Le 10/12/2003, des parlementaires européens et des représentants de la société civile européenne (des 25 futurs pays), notamment d'ONG (Conventions des chrétiens pour l'Europe, Fondation de service politique, ICPE, Fédération européenne des associations familiales catholiques (11 millions de familles), Union internationale des guides et scouts d'Europe (60.000 membres)), conduits par le député français Élizabeth Montfort, ont remis 650.000 signatures demandant l'inclusion de l'héritage chrétien de l'Europe dans le futur traité constitutionnel à M. Gianfranco Fini, représentant la présidence italienne du Conseil européen. La reconnaissance explicite de l'héritage chrétien ne remet pas en cause la laïcité des institutions européennes, insistent les signataires, parmi lesquels les députés Élizabeth Montfort, Marie-Thérèse Hermange (France), Brian Crowley, Dana Scallon (Irlande), Jaime Valdivielso, Concepcio Ferrer (Esp.), Francesco Fiori, Adriana Poli-Bortone, Mario Mauro, Paolo Bartolozzi, Giorgio Lisi (It.), Johannes Blokland, Maria Martens (Pays-Bas), Ingo Friedrich, Elmar Brok, Peter Liese (Allemagne), Jose Riberio e Castro (Portugal), Laszlo Surjan (Hongrie), Martin Libicki, Bogdan Klich (Pologne), Lennart Sacredeus (Suède), Ari Vatanen (Finlande), Vytautis Lansdbergis (Lituanie), Paul Rübig (Autriche), Alojz Peterle (Slovénie), Antonio Fenech (Malte), Jan Figel (Slovaquie). La pétition a maintenant rassemblé plus de 1.000.000 signatures. Les ONG soutenant la demande comptent plus de 55 millions de membres. Le PPE-DE, qui la soutient, représente 37% du parlement européen.
La demande d'inclure l'héritage chrétien dans le préambule du Traité constitutionnel est soutenue par 66 % d'Européens d'après un sondage cité par la Repubblica (Rome) du 11 décembre 2003, faisant état de la rencontre de Rome. 83 % des Européens se disent chrétiens ou de culture chrétienne et 71% de Français (selon le dernier sondage global connu, CSA/La Croix, 24 décembre 2001), se reconnaissent comme appartenant à la religion catholique. Le christianisme, parce qu'il a irrigué toute l'histoire européenne pendant 1500 ans, constitue le plus grand dénominateur commun des peuples européens, en particulier quand il s'agit de réunir l'Est et l'Ouest du continent : il serait paradoxal et certainement contraire aux règles démocratiques de ne pas le reconnaître.
Sept pays de l'Union européenne, l'Italie, la Lituanie, Malte, la Pologne, le Portugal, la République tchèque et la Slovaquie, ont adressé vendredi 21 mai une lettre à la présidence irlandaise en faveur de l'inscription d'une référence à la chrétienté dans la Constitution européenne.

Le président allemand Johannes Rau a réclamé une référence à Dieu dans la future Constitution de l'Union européenne, dans un discours prononcé vendredi à Varsovie, devant les deux chambres réunies du parlement polonais. « La référence à Dieu correspond à la tradition chrétienne de l'Europe, sans exclure les fidèles des autres confessions ni les non croyants », a-t-il estimé. «Nous devons ancrer une référence à Dieu dans la Constitution européenne, et pourquoi pas selon le modèle polonais ? » «Le préambule de la Constitution polonaise énumère précisément tous les citoyens, aussi bien ceux qui croient en Dieu, source de la vérité, de la justice, du bien et du beau, que ceux qui ne partagent pas cette foi et puisent les même valeurs dans d'autres sources », a-t-il rappelé, applaudi à tout rompre par les députés polonais, qui militent droite et gauche confondues pour cette disposition.

Romano Prodi, lors du rassemblement des mouvements chrétiens européens le 08.05.2004 à Stuttgart, a déclaré que l'histoire de l'Europe ne pouvait pas se comprendre sans une compréhension préalable de l'Europe chrétienne. Il a appelé les manifestants à s'investir pour que cette Europe ne devienne pas une forteresse mais trouve sa réelle identité.

La Constitution polonaise mentionne explicitement son héritage chrétien. La Constitution irlandaise mentionne quant à elle la foi chrétienne comme source de force et d'espérance pour le peuple irlandais. La Constitution slovaque fait une référence plus indirecte à son héritage chrétien par la mention des saints patrons du monde slave, Cyrille et Méthode. Le préambule de la Loi fondamentale allemande et celui de la Constitution grecque font, référence à Dieu ou à la Sainte Trinité. Un certain nombre de constitutions européennes font également référence à telle ou telle tradition religieuse dans les articles à force exécutoire, généralement pour réglementer les rapports entre Eglise et Etat. Les Constitutions italienne et maltaise déclarent par exemple que leurs républiques respectives sont fondées sur le travail mais font spécifiquement référence au rôle de l'Eglise catholique dans la société.

Rocco Buttiglione, Ministre italien des affaires européennes et ancien député européen, a dit : « si nous navons pas cette référence, nous savons que nous avons déjà gagné dans les c½urs et les esprits. »



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Quelques absurdités et autres contre-vérités



Ad majorem Dei gloriam